Bilan N°1 : Mes premières impressions

Cela fait presque 2 mois que je suis parti aux Etats-Unis. Au fur et à mesure les habitudes prennent place. Tout à l’heure, je marche tranquillement vers la bibliothèque, quand je croise un américain de mon étage.

Serrage de main, petit échange rapide et il passe son chemin. Je me suis dis :

« C’est drôle quand même. Au final je connais pas mal de monde, mais à part se dire bonjour en vitesse on ne fait pas grand chose ensemble … »

J’aimerais te partager mes premières impressions à Howard.

Promis j’essaie de faire court.

 

Des rencontres abondantes !

Revenons un peu en arrière, le jour de mon arrivée à Washington, le 19 octobre. A la sortie de l’aéroport, un soleil éblouissant accompagné d’une douce brise. Parfait ! C’est parti, en quelques minutes je grimpe dans un Uber et en route pour la résidence de Howard !

Le chauffeur Uber est vraiment plaisant.  Il me montre les endroits immanquables à visiter sur le chemin et me demande l’objectif de mon séjour. A mon grand étonnement d’ailleurs, Washington semble vraiment fleurie et reposant. Je m’attendais à une véritable mégalopole, un endroit irrespirable et dénué de verdure. Eh bien, pas du tout ! En tout cas , le dimanche c’est paisible. Bref,  après quelques minutes d’échange sympathique, il explique être commercial chez UPS et pouvoir m’aider à trouver un stage. Donc, nous avons avons échangé nos cartes de visite. L’économie du partage ça a du bon quand même !

Les rencontres avec les étudiants américains sont presque quotidiennes. Parfois au repas du midi quand le self est bondé et qu’ils entendent votre magnifique French accent. Ou tout simplement à l’école en classe mais surtout pendant les événements. Le premier contact au final est plutôt simple.

Très vite ils veulent même échanger leur numéro pour rester en contact et vous promettent mondes et merveilles. Du style :

« Oui, la prochaine fois on s’organisera un plan ensemble »

Au final,  bien qu’ils prennent la peine de te répondre peu sont ceux à t’intégrer dans leur plans.

En bref, je dirai qu’ils sont très sociables, pour discuter mais pas facile en amitié. Comme je le disais dans mon premier article, si tu as une galère c’est « pas de souci je vais pouvoir t’aider », mais ça s’arrête là.

Sinon c’est avec un petit sourire :

« Bon bah c’était vraiment un plaisir de te rencontrer, tu vas voir tu vas t’amuser »

Quand on te dit ça le premier jour de classe t’as plus envie de lui répondre :

« Oui bah justement, invite moi à un de tes plans ! »

Mais en France on est trop poli pour s’incruster dans la vie des gens. Par contre ici, aucune gêne. On peut débarquer dans la chambre de untel à 23h sans souci ! L’autre soir, alors que je somnolais à moitié dans mon lit, des amis de mon colocataire ont commencé à débarquer l’un après l’autre. C’était le festival, un, deux, trois … cinq, six et un septième !  … Ça doit être courant car il n’avait pas du tout l’impression de me déranger. Bon comme je venais d’arriver, je n’avais nullement l’intention de créer une tension devant ses confrères. J’allais pas faire l’asocial, j’ai simplement discuté avec lui par la suite pour mettre les choses au clair.

Bon je me plains un peu, mais tous les américains ne sont pas ainsi !

 

Howard University, la fierté d’une communauté

 

L’école de Howard est vraiment reconnue pour représenter l’élite des noirs américains. Autrement appelé Black Harvard, elle loge en première place des HBCU (Historically Black College University). Les étudiants sont très fiers de porter les couleurs de l’école : tee shirts, pulls, sac à dos, vêtements de sports… On peut s’ y habiller de A à Z .

Au delà de l’implication des étudiants dans leur école, de nombreuses personnalités noires tels Barack et Michelle Obama, Drake et il y a quelques semaines Chadwick Boseman rendent hommage à Howard chaque année. Il est donc fréquent de croiser quelques stars sur le campus !

Personnellement, j’ai trouvé cela très étrange l’idée de créer une université pour des étudiants venant de la même communauté (African American pour l’essentiel). N’est-ce pas contribuer à la division du peuple par les couleurs et les origines ? Si certainement, mais l’histoire n’est pas si simple.

Un américain m’a expliqué qu’à l’origine, l’université à été créée en 1867, soit 2 ans après de l’abolition de l’esclavage . Puisque les noirs américains n’avaient pas accès à l’école, ils se transmettaient le savoir de génération en génération. En créant l’université, le général Howard a officialisé l’éducation aux noirs américains.

C’est donc un véritable symbole pour ce peuple que d’appartenir à cette école, berceau de l’éducation et de l’abolition de l’esclavage.

En fait, l’existence des HBCU va au delà de l’idée de division. Elles sont nés d’un besoin d’éducation.

 Si l’approfondissement du sujet t’intéresse, n’hésite pas à me le faire savoir en commentaire.

 


2 réflexions sur “Bilan N°1 : Mes premières impressions

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